Apprends moi à vivre

« Il y a quelque chose dans l'air de New York qui rend le sommeil inutile. » S. de Beauvoir
 
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 Strange Days (Adam Ruswell)

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Dante Sertoli
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MessageSujet: Strange Days (Adam Ruswell)   Mer 4 Mar 2015 - 3:50

Je fais le pied de grue à la porte de mon restaurant qui donne sur la ruelle. Je suis au restaurant depuis 10h ce matin – normal pour un restaurateur me diriez-vous – et j’attends une livraison de nourriture. Je consulte ma montre, ils m’avaient dis 15h, il est 15h15 et toujours pas de signe d’un camion de livraison. Je prends un tabouret pour caler la porte et m’assois dessus. L’attente m’énerve, je plonge la main dans le manteau d’un de mes employé et en sort un paquet de cigarette, j’en allume une en faisant les cents pas dans la ruelle.

- On fume capo ?

Je me retourne et vois mon bras droit Julio [je crois l’avoir déjà mentionné mais je me souviens plus de son nom alors je l’ai  rebaptisé].

- Seulement quand on me fait poireauter des plombes.

- Vous n’êtes pas obligé de rester, d’habitude je m’en occupe seul et ca se passe très bien.

- Un patron qui n’est jamais là ça ne fait pas sérieux….

Julio rigole et retourne à son travail. Je m’interroge une seconde sur la signification de son rire, il se foutait de ma gueule ou quoi ? Je le suis des yeux mais je suis interrompu par l’arrivée du camion de livraison.

Je les guide à l’intérieur, vérifie les quantités, paye et signe le bon de livraison. Après leur départ je m’enferme dans mon bureau et met à jour le carnet de compte de la boite avec des factures que j’ai récupérées ce matin chez des ouvriers du batiment. Que du bidon. Mais je dois bien justifier que je sorte 15 000$. La fraude demande du tact et des contacts. Le tact je me débrouille et les contacts c’est en grande partie Adam qui me les refile. Alors que je préparais une petite sacoche avec les billets retirés à la machine pour « payer les ouvriers du bâtiment , je reçois un appel. C’est un associé de mon frère qui vient récupérer l’argent. Je vais lui ouvrir et l’invite dans mon bureau. Il est habillé en costar et est plutôt balèze. Ce n’est pas la première fois que j’ai affaire à lui. Je lui tends la petite sacoche une fois la porte du  bureau fermée.

Il l’ouvre, prends les billets et les comptent. Sa présence me stress toujours un peu alors je suis extrêmement tendu et guette la moindre de ses réactions.

- Il y a combien ?

- 15 000$.

Il lève très théâtralement la tête et ajoute :

- C’est tout ?

Moi qui étais content que cette entrevue soit bientôt finie, là mon cœur manque un battement puis je sens mon sang battre fortement dans mes  veines. Je garde mon sang froid et tente d’expliquer :

- Avec Marco on a toujours fais comme ça, des petites sommes régulières.

- Ouais mais maintenant ça a changé.

- Ouais mais mon frère ne m’a rien dis, rétorquais-je du tac-au-tac tout en essayant de cacher la transpiration qui coule le long de mon échine.

Il tape du poing sur la table.

- Ecoutes petit con, je m’en branle que ton frère t’ai rien dis, je veux 50 000$ d’ici ce soir.


Je garde le peu de contenance qu’il me reste et ajoute :

- Tant que mon frère ne me dis rien, je filerai pas plus de fric à un gros con de gorille
.
D’un coup de bras il pousse mon bureau contre le mur, s’avance vers moi et me saisis au col. Je vois son poings approcher au ralenti. Je crois que j’ai fais une erreur. Je sens une douleur fulgurante à ma joue, puis une autre dans mon ventre, et une dernière à l’œil. Ma vision se trouble mais j’entends clairement :

- 50 000$ ce soir ou sinon….

Puis la porte claque. Je m’allonge sur le dos et essaye de me calmer.
Une fois les douleurs apaisées je me relève, note l’absence de la sacoche, prends mes affaires et sors du bureau. Julio me voit et pousse un hoquet de stupeur. Je l’ignore et sors du restaurant alors qu’il me demande ce qui s’est passé. J’hèle un taxi. Durant le trajet je laisse un message à mon frère, l’insultant à moitié pour ce qui s’est passé, le suppliant à moitié pour arranger tout ça et ne pas me retrouver les deux jambes cassées ce soir.

Une fois raccroché une sensation de vide m’envahit. J’ai fais tout ce que je pouvais pour arranger, je n’ai aucun moyen de sortir plus d’argent, seul mon frère peut arrêter cela. C’est un peu au destin de décider si  mon frère aura le message avant ce soir, mektoub. Les larmes m’envahissent.

J’entre dans l’appartement les yeux gonflés par les coups et les larmes. Je prends un surgelé et me le met sur le visage. Je fonds en pleurs à nouveau alors je m’installe en boule sur le canapé. Le paquet de mouchoirs sur la table est a porté de main, ce qui est pratique même si en temps normal je ne l’utilise pas pour me sécher les larmes ou me moucher….

J’entends un bruit et sursaute, puis je cherche des yeux d’où il vient.

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Adam Ruswell
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MessageSujet: Re: Strange Days (Adam Ruswell)   Ven 6 Mar 2015 - 3:15

J'en ai marre de ces satanés bon à rien. J'avais classé comme il fallait les dossiers, et me revoilà repartis de plus belle pour réarranger tout ce foutoir. D'un geste rageur, je sortis une cigarette du paquet posé sur mon bureau et l'allumai. Mes pieds étaient posés étendu sur mon bureau et mon regard fixait mon plafonnier. Le silence remplissait la pièce n'arrangeant pas du tout mon humeur.
Ces derniers temps, je n'avais pas pu beaucoup voir Dante. Nous étions pas mal occupé par nos boulots et je n'avais pu le voir qu'une soirée cette semaine. D'habitude, nous étions toujours chez l'un ou chez l'autre puisque nous habitions au même étage. De plus, je venais régulièrement chez lui car il me préparait toujours à manger quand j'avais faim... J'avais du survivre cette semaine à coup de restaurant et de nourriture de chez le traiteur, que mon bras droit me ramener au club.
Je me levais et écrasais ma clope dans le cendrier. Bon, j'avais envie de le voir... J'en profiterais pour lui parler de M.Galiano, un type pas mal influent dans la restauration.
Attrapant une enveloppe en papier kraft dans le tiroir de mon bureau, je sortis du bureau en direction de chez Dante. Les couloirs étaient vide, seul le claquement de mes pas retentissaient contre les murs.
Je sortis la carte de chez Dante et ouvris sa porte d'entrée. Un petit bruit se faisait entendre dans le salon. Marchant jusqu'au bruit, j'en profitais pour remonter mes lunettes de travail sur le nez. J'avais oublié de les retirer dans la précipitation...

-"Bonsoir, Dante. Je viens te voir à propos de..." Je m’arrêtais, hoquetant de surprise.

Je le trouvais la, roulé en boule sur son canapé, le visage tuméfié. Qu'est ce qu'il lui était arrivé?!?

Me précipitant vers lui, je m'accroupis et relevais une mèche de cheveux qui lui tombé sur le visage. Ses cheveux étaient un peu plus long que lors de notre première rencontre. Ses joues étaient baigné de larme...

-"Hey...,lui dis-je dans un murmure, que t'est-il arrivé?" Comme il ne s’arrêtait pas de pleurer, je ne savais pas du tout comment réagir.

Je le pris dans mes bras et lui séchais ses larmes du revers de ma main. Après lui avoir déposé un doux baiser sur ces lèvre, je plaçais mes mains sur les cotés de son visage afin qu'il me regarde dans yeux.

-"Dante? Dante... regarde moi. Explique moi ce qui ne va pas...Je m'en occuperais. Si tu as des problèmes, il faut que tu me le dise. Tant que tu es à mes cotés, rien ne t'arrivera... Qui t'as fait ça?"

Lorsqu'il me raconta toute l'histoire, j'étais dans une colère noire. Les bâtards....Ils ne s'en sortirons pas comme ça.

-"Relève toi." lancais-je à Dante, d'une voix un peu trop sèche. Je soupirais bruyamment. Allez, Adam... Calme toi...
" Désolé, Dante. Tout ça m'énerve... Je n'aime pas que l'on s'en prenne à toi...Il faut s'en occuper avant ce soir c'est ça? Est ce que ton frère t'a répondu?"
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Dante Sertoli
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MessageSujet: Re: Strange Days (Adam Ruswell)   Mar 10 Mar 2015 - 4:29

Après le bruit, je sentis que quelqu’un me touchais. Quand ma vue redevint nette je distinguais Adam avec un visage inquiet. Il doit follement être choqué de me voir ainsi et cela ajouta encore à ma peine et je redouble de pleurs. Je ne suis pas une fille et pourtant on dirait que j’ai mes règles, ou que je suis enceint….
Quand il me demanda ce qu’il m’était arrivé, je mis quelques instants à réussir à me ressaisir et je lui raconte mon histoire, entrecoupée de sanglots et avec quelques hésitations. Je ne veux pas l’inquiéter ni à l’énerver.
Mais comme prévu je le vois se raidir et ses yeux devenir noirs de colère et je culpabilise maintenant. Les larmes reviennent d’elles même. Je me relève tout de même et lui dis :

- Mi amor je suis content que tu t’en fasse pour moi mais ça ira. Je suis sur que mon frère va régler cela avant ce soir, je l’ai appelé il y a seulement 20 min. Là bas il doit être….

Je compte sur mes doigts le décalage horaire.

- 20h ! Il est peut être en train de manger ou regarder un match de foot. Ca va s’arranger.

Je me colle contre lui pendant qu’il me prends dans ses bras. Ca fait du bien de se sentir un peu entouré alors qu’on est si loin de sa famille. Je me défais de son éteinte et fouille dans ma poche mon portable.

- T’inquiète pas, je vais essayer de le rappeler. Surtout ne t’énerve pas. Pose toi je vais nous faire à boire et à grignoter pendant ce temps.

Je l’assois sur le canapé et me dirige vers la cuisine. Je compose le numéro de mon frère en allumant la machine à café. Je retombe sur la messagerie et juge inutile de lui laisser un autre message. J’appelle ma mère en coupant du pain et en les plaçant sur un plateau. Au moins ma mère réponds toujours sur le téléphone, elle se rue dessus même. Quand j’entends sa voix je la rassure rapidement et lui demande où est Marco. Elle me demande pourquoi autant de précipitations et coupe court à des explications interminables en disant qu’il s’agit d’affaires…. D’affaires quoi. Elle m’explique qu’il était en train de somnoler dans un salon.
Elle va le chercher pour moi et pendant ce temps j’amène le plateau sur la table et fais un sourire à Adam pour le rassurer. Quand j’ai mon frère au bout du fil je lui explique de façon lapidaire l’histoire et à défaut d’avoir entendu Adam gueuler, c’est mon frère que j’entends.

- Ce bâtard ! J’aurai jamais pensé qu’il puisse faire un coup aussi fourbe. Je l’ai viré il y a quelques jours, on s’était mis d’accord pour pas faire de vagues ou faire couler de sang. Et ce fils de pute a le culot de prétendre venir en mon nom et te casser la gueule pour 15 000$ ! Je vais appeler les autres, ce soir ils attendront au restaurant au cas où il serait assez fou de revenir.


- Merci Marco. Je suis désolé de lui avoir filé 15 000$ sans savoir tout ça….

- Non c’est pas grave, l’argent n’est pas le problème. Le problème c’est qu’il pense qu’il puisse m’enculer comme ça.

Quelques insultes en italiens, et bien merci frérot que le fait qu’on ai abusé de toi soit plus important que le fait qu’on ait cassé la gueule de ton petit frère. Je raccroche soulagé mais un peu blessé au fond de moi.
Adam me guette, je lui fais le plus grand sourire que j’ai, cours et saute sur lui sur le canapé. J’ai un changement fulgurant d’humeur et rigole.

- Ce mec est juste un enfoiré qui est énervé que mon frère l’ait viré. Mais tout est réglé. Ah comme je suis soulagé. Allez manges ! et ce soir on va au restaurant pour profiter du spectacle !

Je m’allonge de tout mon long sur le canapé et en même temps sur Adam. Je reprends le surgelé et me le repose sur le visage et dis à Adam :

- En attendant, j’aurai besoin qu’un infirmier sexy s’occupe de mes petites blessures….

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Adam Ruswell
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MessageSujet: Re: Strange Days (Adam Ruswell)   Lun 23 Mar 2015 - 13:21

Au final, Dante retente d’appeler son frère et tombe enfin sur lui. J'attends, impatient de connaitre la suite de l'histoire. J'étais persuadé que son frère était d'accords avec moi. On allait massacrer ce fils de ****.
une fois leur conversation terminé, Dante se retourne vers moi. Il n'a pas l'air plus heureux que ça...
Il se rapproche de moi et me saute dessus. Je passe gentiment ma main dans ses cheveux. Ils sont doux...
Alors que je m'amusais et les triturer, Dante me sort qu'on ira à son restaurant pour "voir le spectacle".
 Une fois qu'il eu fini de parler, j'éclatais de rire.

-"Tu changes vraiment du coq à l'âne, toi ahahah. Viens que je m'occupe de toi." lui dis-je en prenant son visage et y déposant mes lèvres sur les siennes.

-"Où as tu mal?" Ma main tâtonner un peu partout le corps de mon homme, jusqu’à descendre dangereusement vers son bas ventre.

-"Il n'aurait pas oser te blesser ici, n'est ce pas? Dois je tout de même vérifier?"

Je retournais le corps de Dante afin qu'il se trouve en dessous de moi avant de soulever son bassin pour lui retirer son pantalon. Mes doigts effleurèrent doucement le tissu tendu de son caleçon.

-"Eh bien..." murmurais-je en enfonçant un doigts derrière.

Une fois les préliminaires fini, je le pénétrais. D'une voix rauque, je lui dis:

-" N'oublie pas, tu es a moi. Personne d'autre que moi ne peut toucher ton corps."
Je posais mes mains contre ses hanches et m’enfonçais plus profondément en lui jusqu’à ce qu'on jouisse ensemble.

Nous restons la à comater pendant je ne sais combien de temps. Seul le bruit de son horloge était perceptible.

Je me levais enfin, pour aller prendre ma douche. Nous n'allions pas tarder à partir rejoindre Marco au restaurant. Je fis couler de l'eau sur moi et entendis un mouvement derrière mon dos. Dante m'avait rejoint. Il avait l'air un peu embrumé. J’esquissais un sourire et me dépêchais de me laver. Étant donné qu'il avait l'air d'avoir du mal à atteindre son dos, je le retournais et le lui frottais. Une fois, le jet d'eau passait sur tout son corps, je lui fis une petite claque sur ses épaules.

-"Allons y. Nous ne devrions pas tarder."

Après avoir enrouler une serviette sur les hanches, je sortis de la salle de bain pour rejoindre la chambre.
Une fois entré dans le dressing, je me dirigeais vers mes habits. J'en avais quelques un chez lui, ca m'évitais de devoir revenir chez moi pour me changer. Je pris une chemise noir et un pantalon de costume gris. Dante me rejoignis dans le salon pendant quand j'étais en train de boutonner mes manches.

-"Tu n'aurais pas vu ma ceinture noir Azzaro? J'arrive pas à mettre la main dessus."

Il ne savait pas non plus alors il me proposa d'en prendre une dans son tiroir. 

...

Nous étions enfin près pour partir. Et Dante ferma enfin sa porte.
Nous descendîmes jusqu'au garage et je fis biper ma voiture. La route n'étais pas trop longue pour aller jusqu’à son restau. En moins d'un quart d'heure, nous étions déjà arrivé.
Je claquais ma portière et essayais de voir le monde à l’intérieur. Dante sortit et la porte d'entrée s'ouvrit. Marco fit irruption et s'approcha de son frère. Il le prit dans ses bras et lui murmura quelques mots, sans doute quelques phrases affectueuses qu'il ne voulait pas que tout le monde entende. La mafia et leur timidité à montrer leur "amour"...
Marco se retourna ensuite vers moi et me serra la main.

-"Je suis content que tu sois venu. Te voir au coté de mon frère lorsqu'il a des problèmes... me fait énormément plaisir."

Bizarrement, j'avais l'impression qu'il y avait une pointe de menace dans sa phrase. Ca m'amusait... beaucoup.
Je lui souris, le regard ravi.

-"Bien..."
lui dis-je en retour.

Les salutations faites, nous entrâmes dans le restaurant.
Il n'y avait pas grand monde. Ce qui était compréhensible vu la clientèle actuelle. Les chiens de Marco qui ressemblait grandement à des pitbulls près à bouffer n'importe qui.
Globalement, je ne pense pas que nous étions en mauvais terme, Marco et moi. Nous étions simplement dans le même milieu et jouir de notre autorité et de nos pouvoirs entre nous était comme un jeu. Un peu comme "qui avait la plus grosse". Une manière de montrer qu'on s'apprécie...

On s'assit à une table un peu à l'écart de la foule et on se fit servir des verres. Théoriquement, le gars qui avait tabasser Dante devait venir dans peu de temps.

Cela faisait déjà 2h et quart qu'on attendait et toujours  rien. Marco se leva et frappa la table des mains.

-"Enfoiré! Tu ne perds rien pour attendre".


Cette situation commençait à m'agacer fortement. Je m'approchais de lui.

-" Puis je te parler?"

Marco me regarda et acquiesça. Nous nous dirigions dans la salle du garde manger, laissant Dante en compagnie du bras droit de son frère.

-"J'ai autant que toi envie de buter ce salop. J'ai pas mal de contact qui nous permettrons de trouver facilement ce gars. Si tu veux, si un de nous le choppent. On prévient l'autre. Crois moi, il ne va pas s'en sortir en un seul morceau..."


Il me regarda et éclata de rire. Ses yeux se posèrent sur moi, remplis de vengeance destiné à son ancien collègue.

-"Après tout, nous sommes de la même espèce, toi et moi. Entendu, faisons la fête à ce connard. Ne dis pas à un mot à Dante. Il nous casserait la tête avec ça. Je me demande comment il a fait pour atterrir dans cette famille..." dit il en levant les yeux au ciel.

-"Je ne sais pas. Mais c'est aussi ce qui le rend intéressant. Le fait qu'il soit différent de nous. Il a la capacité de rendre humain, les monstres que nous sommes."

Marco me regarda d'un air d'accord.

-"Nous devrions y aller, il va commencer à s'inquiéter" lançais-je avant de me diriger vers la sortie.
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Dante Sertoli
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MessageSujet: Re: Strange Days (Adam Ruswell)   Ven 10 Avr 2015 - 3:15

Adam m’embrasse langoureusement et commence à me faire un examen du corps, qui se concentre principalement sur la partie inférieure de mon corps. Un sourire nait sur mon visage tandis que je le laisse faire.

-"Il n'aurait pas oser te blesser ici, n'est ce pas? Dois je tout de même vérifier?"

- Je pense qu’un massage serait préférable…. »

Adam me place sous lui et une douleur dans les côtes me lance mais est aussitôt balayée par le plaisir que cette  position de soumission me procure. J’imagine déjà toutes les attentions qu’il va me donner, à moi, la pauvre victime d’un règlement de comptes. Il me retire mon pantalon et masse la bosse qui apparait ainsi qu’autre chose. Alors que je n’en puis presque plus, il soulève mes hanches et me pénètre. Alors qu’il me murmure «  N'oublie pas, tu es a moi. Personne d'autre que moi ne peut toucher ton corps. » je me laisse aller totalement à lui, je suis sien, mais lui aussi est mien, et je plante mes ongles dans son dos alors que je jouis bruyamment avec lui.


Nous prenons notre douche ensemble, et je me laisse laver par Adam. J’ai vraiment l’impression que cette histoire l’a marqué, et je profite au maximum de ses petits soins. Je m’habille cependant seul et rapidement, et j’ai quelques difficultés à enfiler ma chemise. Je vérifie le résultat dans le miroir. Cette petite séance de sexe m’a redonné des couleurs au visage. Je me dirige vers le salon où Adam m’attends. Dans le feu de l’action il a perdu sa ceinture. J’essaye de me souvenir, mais je ne me concentrais pas sur où étaient jetés les habits. Je commence à chercher des yeux dans le bazar qu’on a mis, des chemises, des caleçons et les coussins dans tous les coins. J’abandonne aussitôt et lui dis d’en prendre une des mienne. Même si elles ne sont pas forcément d’une aussi prestigieuse marque.

Quand nous arrivons au restaurant, Marco est déjà là à nous attendre. Il ouvre ses bras et je me jette un peu désespérément dedans. J’aime croire qu’il est aussi content de me voir que je suis de le voir. Il sent l’Italie.  Il me dit dans l’oreille qu’il est content de me voir et que maman m’embrasse. Je voulais lui demander pourquoi il ne l’a pas amenée avec lui, après tout ça lui aurait fait des vacances, mais il se tourne vers Adam et commence à lui parler. Les voir tous les deux, deux malfrats qui font le concours de celui qui pisse le plus loin. Je suis à la fois amusé et blasé de ce petit jeu. Je les laisse faire et soupire :

-Dio moi….

Quand on pénètre dans mon restaurant. Marco a amené tous ses bras, ils peuplent tout mon restaurant et je compte les clients sur les doigts d’une main. On s’installe et on commence à boire. Je discute avec mon frère des chiffres et on parle d’expansion. Peut-être ouvrir un autre restaurant, ou un magasin. Aussitôt Adam met son grain de sel en proposant de trouver le local. Et leur petit jeu continue. Je vois aussi qu’ils boivent tous les deux beaucoup. Ils jouent à tous les niveaux et je m’installe confortablement pour les regarder. Ils sont tellement amusants que je ne vois pas le temps passer et oublie l’autre sale….

Au bout d’un moment mon frère s’énerve et avec Adam ils s’isolent. Je me sens pas du tout mis à l’écart. En attendant l’autre s’est peut être pointé, a vu les hommes de mon frère et a pris la tangente. Ils m’exaspèrent et je commence à être énervé contre eux. Ils se croient tellement grands et forts, ils en oublient les bases, comme RESTER DISCRET QUAND ON VEUT CHOPER UN CONNARD. Je pensais qu’ils allaient prendre tout ça en main, j’étais heureux d’avoir enfin ma vengeance et d’être en sécurité. Je prends mes affaires et glisse la main dans la poche de la veste d’Adam. Je me dirige vers la porte mais un des gorilles me barre le passage. Je le fusille du regard et il semble gêné, il ne sait pas trop quoi faire.

-Je vais juste fumer une clope.

Il baisse les yeux et laisse la voie libre. J’ajoute :

-Et dis aux deux guignols que s’ils me cherchent, ils oublient. 


Je sors du restaurant et avec les clés d’Adam, je me reconduis chez moi.  Je regarde l’heure, il est trop tard en Italie pour que j’appelle ma mère. Je décide oublier toute cette journée en buvant une grosse quantité d’alcool. Ca me fera également oublier mes bleus.

J’ai beau travailler pour mon frère mafieux et sortir avec un autre genre de malfrat, je ne ferai jamais parti de ce monde. J’ai beau essayer de m’intégrer, je ne serai jamais à l’aise et je ne saurai jamais réagir comme eux. Etre comme eux. Je flirte avec un monde auquel je n’appartiens pas. Et pourtant, je vais continuer à flirter avec, hormis ces moments désagréables, le reste du temps tout se passe bien et puis, qu’est-ce-que je pourrais faire d’autre ? Je ressasse ces pensées en enchainant les verres. En fond les sketches des Monstres passent sur ma télé. J’essaye de m’immerger dedans et je suis pris de crises de fous rires devant leur humour noir. L’alcool aide bien.

La table basse. Je manque de… faire tomber mon verre. Ca me fait rire. Y a du bruit. Le film est finit. Je me lève pour prendre la télécommande. Quelque chose me retient en arrière.

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Adam Ruswell
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MessageSujet: Re: Strange Days (Adam Ruswell)   Mer 13 Mai 2015 - 22:21

J'ouvris la porte et cherchais du regard Dante. Mais aucun signe de lui. Ou pouvait-il être passé? Je m'approchais vivement d'un des employés de Marco et lui demandais d'un ton sec:

-"Ou est-il?"

L'homme me regarda un peu gêné et me sortit que Dante était soi-disant parti fumer. Je jetais un rapide coup d'oeil à l'extérieur lorsque je remarquais que ma voiture avait disparu. L'enfoiré! Ne me dite pas que...
J’avançais d'un pas rapide vers ma veste avant de tâtonnais l'une de mes poches.  Je ne sentis pas le contact froid de mes clés...

-"Bordel!" Jurais-je entre mes dents.

Il devait être repartis chez lui pour je ne sais quelle raison sans nous avoir prévenu...

-"Tu veux que je te raccompagne? Je me sens un peu responsable de la situation. Après tout, c'est mon frère."

Je me retournais et regardais Marco, un sourcil levé.

-"Je ne m'attendais pas à cette proposition si... charitable. Mais si tu me le proposes, je ne vais pas refuser."

Il acquiesça d'un signe de tête et se dirigea vers la sortie. Ma main chercha mon paquet de clopes dans ma veste et j'en ressortis une cigarette. Il faisait froid dehors... d'un mouvement vif, je remontais mon col sur mon cou.

-"Tu en veux une?" demandais-je.

-"Ouai, merci."

Une fois mon briquet allumait, je penchais ma tête par dessus la flamme. Je ne vis pas le visage de Marco s'approchait et fut surpris lorsqu'il alluma la sienne sur mon feu.

-"Tu aurais pu attendre que je finisse." Dis-je d'un ton un peu agacé.

-"Et bien? A part mon frère, tu n'aimes pas qu'on te touche?"

-"Tu crois que ta petite gueule peut me plaire? Va baiser dans des bordels, si t'es en manque." Sifflais-je.

Il me regarda, surpris, et explosa de rire.  Décidément, il ne ressemblait pas du tout à son frérot...

-"Ne t'inquiète pas pour moi, mes soirées sont très bien remplis. En revanche... j'aimerais bien faire rager mon frère pour le punir des erreurs qu'il fait". Il me tira la tête en arrière et m'embrassa brutalement.

Je lui mordis la lèvre d'un coup sec et le repoussais vivement.

-"Ne me prends pas pour tes larbins, je ne suis pas ta pute, enfoiré." dis-je furieux. "D'autant plus que tu embrasses comme une merde."

-" Tu n'as rien de mignon, comme je le pensais..."


-" Effectivement, le terme mignon ne me correspond pas."
J'haussais les épaules avant de me retourner vers la route.

-"Allez, viens. Je te ramène quand même."

Le voyage se passa en silence. Nous avions ouvert nos fenêtres et seul le son de notre souffle relâchant la fumée de cigarette était perceptible. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre lorsque je rentrerais. D'ailleurs, je ne savais même pas pourquoi Dante avait décidé de partir. Je passais mon bras par la fenêtre et étendis mes doigts dans le courant d'air. Cela me rappelait vaguement d'un moment avec Nathaniel. Je me souviens de son sourire lorsque l'on se chamailler dans la voiture. Et de son regard distrait en regardant le paysage défiler...

Une fois arrivé devant le bâtiment, je claquais la porte de la voiture.

-" Merci de m'avoir déposer."

Marco, le bras accouder a sa fenêtre, retira sa cigarette de sa bouche avant de me lancer d'un sourire complice:

-"Oublie pas ce qu'on a convenu avec l'autre enfoiré. Je serais curieux de voir comment tu  procèdes."

-" Pas de soucis." Lui répondis-je en claquant la porte.

-"Ah, une dernière chose... Pour ce qui c'est passé tout à l'heure..."

Ma bouche forma un rictus m’empêchant de pouffer.

-" Tout se sait à New York. Va falloir en assumer les conséquences... et croit moi, avec Dante, ça va pas être de tout repos. Et hors de question que j'ai des emmerdes a cause de toi. C'est toi qui m'a embrassé, pas moi."

-"Encore faut il qu'il te croit."

-" Va chier, Marco..."

Je fis volte face et me dirigeais vers l'entrée.

-"Bye!" Entendis je au loin.

Je levais mon bras en guise de salut sans prendre la peine de me retourner.

Il fallait maintenant que je m'occupe de la situation avec Dante...

Une fois sortis de l'ascenseur, j'ouvris la porte de chez mon amant.
Je l’appelais mais aucune réponse. J'entendis du bruit dans le salon et arrivais juste a temps pour rattraper Dante.

-"Bon sang, Dante! Qu'est ce que tu fous?!?"


Il était carrément ivre! Mon homme se retourna vers moi tout en s'agrippant tant bien que mal à moi en m'accusant que tout était de ma faute.
Je haussais mes sourcils en signe d'incompréhension. Je ne voyais pas en quoi je pouvais être fautif pour cette situation... Il partit dans un charabia de soulard. Je compris cependant qu'il nous en voulait, Marco et moi, d'etre partie le laissant seul et qu'on etait des "cons" à travailler pour satisfaire des gros porcs suant le sexe et le fric.

-" Eh bien, eh bien. Au final, tu ne traites pas mon milieu mais plutôt ma clientèle?" Un sourire amusé se dessina sur mon visage.

Lorsqu'il me répondis, je fus tellement surpris parce ce qu'il venait de dire que je restais sidéré pendant quelques instants. Si je m'étais attendu à ça....
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Dante Sertoli
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MessageSujet: Re: Strange Days (Adam Ruswell)   Dim 26 Juil 2015 - 0:16

Je reconnais la voix de Adam et sens son étreinte. C'en est trop, je lui vide mon sac, je me libère de ce sentiment qui me ronge depuis trop longtemps.Je suis enfin soulagé, et lui enchaine:

-" Eh bien, eh bien. Au final, tu ne traites pas mon milieu mais plutôt ma clientèle?"

- Je ne te blâme pas toi, je blâme la société qui t'a rendue ainsi.


Je l'embrasse avant d'ajouter:

- Même si je pense que tu es assez fort pour leur résister. Mais bon, du moment que tu m'achète ce que je veux avec ton argent sale, ça ira.

Je fourre ma tête dans son cou et y dépose un baiser en sentant son eau de toilette.

- C'est drôle, tu sens comme mon frère!

Je titube légèrement et me laisse tomber sur le canapé. Qui sait, peut être que toute cette soirée changera quelque chose au monde dans lequel je vis. J'ai pas tant à me plaindre, mais des fois j'aimerais vivvre dans la légalité. J'utilise toutes mes forces pour lever mon bras et lui dis:

- Laisse, je vais dormir là.....

Alors que je pose la tête sur un des coussins, tout dans ma tête bouge et je sombre.

-

Je me réveille avec un sale mal de tête et un goût acide en bouche.Je fonce, comme en mode pilotage automatique,  dans la douche où après quelques minutes sous l'eau je commence à repenser à la veille. Je me souviens avoir picolé, puis quand Adam est rentré je lui ai parlé, beaucoup, mais je ne sais plus de quoi....

Je sors de la douche et me met en quête d'Adam, je le trouve encore endormi dans le lit. Je me glisse sous le drap contre lui et colle mon érection dans son dos. Qui sait, jouir me guérira peut être de cet affreux mal de crane.

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Adam Ruswell
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MessageSujet: Re: Strange Days (Adam Ruswell)   Mar 11 Aoû 2015 - 0:39

Je me rendais enfin compte qu'il ne me reprochait pas directement de travailler dans ce milieu. Qu'il en voulait plutôt à la société qui m'avait poussé à faire ce que je fais aujourd'hui.
Cela pouvait ressembler à une phrase anodine mais j'étais heureux qui me dise cela. Dante pouvait être très coincé sur certaines choses mais son coté franc le rendait particulièrement attachant et me conforter dans l'idée de ne jamais le laisser partir.

Lorsqu'il termina sa phrase, comme quoi cela lui allait tant que je lui payais tout ce qu'il voulait, il s’avança vers moi et je le pris dans mes bras. Je collais mes lèvres sur ses cheveux et posait une main derrière sa tête.

Il remarqua l'odeur de son frère sur moi. Enfin, il constata une étrange ressemblance mais ne s'attarda pas dessus.
Sur le coup, je songeais vraiment à précipiter son frère dans une rivière...

Dante ne tenant plus, se laissa tomber sur le canapé et décida d'y rester pour dormir.
Je lui déposais un dernier baiser sur le front avant d'aller chercher une couverture.

Le silence tomba dans l'appartement. Cette journée m'avait bien fatigué. Je n'avais pas eu le temps de déposer ma veste en rentrant. Je la fis glisser de mes épaules et la laissa tomber sur le deuxième canapé en face de celui ou se trouvait Dante.
Je me laissais tomber dessus et sortis une cigarette.
La respiration de Dante était régulière, il devait se trouver profondément endormis maintenant. Je ne pouvais m’empêcher de calquer ma vie d'avant sur celle de maintenant.
Si je n'avais pas rencontrer Dante, à l'heure actuelle, je serais certainement en train de travailler dans mon salon avec un verre de whisky, à me coucher seul et me réveiller pour continuer à travailler comme un dingue le jour suivant.
Je pris une bouffée de cigarette et la relâchais doucement.

-"J'aurais bien aimé que tu puisses rencontrer Nathaniel." murmurais-je.

Un jour, peut-être, je l’emmènerais voir sa tombe. Mon frère aurait sans doute beaucoup apprécier Dante. Sur certains points, ils se ressemblaient un peu...

J'écrasais ma cigarette dans le cendrier et défit les boutons de ma chemise. Après avoir retiré touts mes vêtements, je me dirigeais vers la douche et ouvrit le robinet. L'eau était chaude, ce qui accentua encore plus la fatigue.
Après m'être séché rapidement, je ne pris pas la peine d'enfiler un boxer et me glissais directement dans le lit. Je me tournais sur le ventre et déposais ma main la où aurait du être Dante. Sa chaleur me manquerait cette nuit...

-

Je n'avais pas encore ouvert les yeux et j'étais encore un peu dans les vapes lorsque je sentis mon amant se collait derrière moi... avec une érection.
Ma main attrapa ma montre sur la table de nuit et je plissais les yeux pour essayer de voir les aiguilles. 07:00. Je me retournais vers Dante et l'embrassa.

-"Déjà excité?" chuchotais je en rigolant doucement.

-"Je suis encore un peu fatigué...laisse moi quelques minutes, s'il te plait..." lui dis-je en lui caressant les cheveux.

Il sembla remarquer que je n'allais pas bouger pour le moment et j’eus l'impression qu'une lueur bizarre passa dans son regard. Étais ce juste mon imagination ou complotait il quelque chose?
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Dante Sertoli
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MessageSujet: Re: Strange Days (Adam Ruswell)   Mar 11 Aoû 2015 - 3:03

Je l'embrasse et pour seule réponse je me frotte un peu plus contre lui. Quand je l'entends me refuser ce que je veux, tout espoir d'être un jour guéri de cet affreux mal de tête me quitte. Et je n'ai même pas la force d'aller chercher une aspirine.... Dépité je tombe sur lui, la tête tournée sur le côté, et là je vois....

Qu'il a encore laissé trainer ses habits par terre en se déshabillant hier soir. Vraiment aucune gêne ni aucun respect, il squatte ici pour bouffer et dormir et fais le bordel. La gueule de bois ne me va pas.

- Madre di dio, je vais t'apprendre à ne pas ranger moi!

Je me glisse à moitié hors du lit pour choper sa cravatte qui trainait à un mètre de là. Revenu sur le lit une force extraordinaire me prends et j'aggripe les bras d'Adam que je ligote en quelques secondes. L'élément de surprise fait qu'il n'a pas eu le temps de comprendre quoique ce soit ni de se débattre.

Je l'embrasse langoureusement et avant qu'il ne dise quoique ce soit je le retourne et lui claque ses petites fesses nues. Je dépose des baisers le long de son cou pendant que je glisse deux doigts en lui. De l'autre main je fouille dans le tiroir de ma table de chevet pour attraper une capote que j'ouvre avec les dents et enfile rapidement.

- J'y vais....

Pas de protestations, j'y vais doucement, c'est le réveil, il faut y aller doucement.

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Adam Ruswell
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MessageSujet: Re: Strange Days (Adam Ruswell)   Mer 23 Sep 2015 - 22:49

Parfait... je me retrouvais nu sous Dante et les mains attachés qui plus est... Je grognais de mécontentement essayant de me positionner convenablement. Je n'avais pas spécialement de gêne à être en dessous en revanche avoir les mains attachés, c'était tout autre chose.
Il  mit deux de ses doigts en moi. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas été pris. Être le dominé n'était pas trop ma tasse de thé...Disons qu'avec Dante... j'allais faire une petit effort et ranger mon ego dans un coin de ma tête le temps d'un soir.
J'écartais les jambes pour laisser place à Dante qui commença à me pénétrer. Il m'amusait assez car il n'avait pas l'air tout à fait confiant dans son nouveau rôle de dominant. Des gestes maladroits qui m'excitaient particulièrement.
Je claquais mes poignets afin de détendre la cravate qui me menottait et les fit glisser hors de l'attache. Un éclair d'étonnement apparu dans les yeux de Dante que je fis disparaitre, un baiser sur ses lèvres.


-"Tu crois vraiment que l'on puisse m'avoir lorsqu'il est question de sexe?"lui chuchotais je à l'oreille.

-"Pas besoin de cravate." lui dis avant de le faire basculer sous moi et d’attraper ses poignets avec une de mes mains. Je l'immobilisais avec le poids de mon corps laissant mon autre main libre lui faire quelques petits préliminaires un peu plus en bas. J'enfilais rapidement une de ses capotes avant de le pénétrer. Et prit celui qui croyait prendre, mon chéri. Une lueur de défi dans les yeux. 
Puis, mon rythme s’accéléra, le pénétrant de plus en plus profond.

-"Ne retiens pas tes cris Dante, dis moi que tu m'aimes." ais je réussi à dire d'un souffle. Mes cheveux commençaient à se plaquer sur mon front et je sentais la chaleur monter en moi.
Les lèvres de Dante brillaient suite à nos baisers répéter. Elles commençaient légèrement à rosir.

Je lui relevais les hanches pour me pencher vers lui. "Dis le moi."
...
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MessageSujet: Re: Strange Days (Adam Ruswell)   Dim 10 Jan 2016 - 10:15

Alors que je commençais à prendre mon pied, je n'ai pas remarqué que ce petit con avait réussis à délier ses mains. J'aurai du être plus attentif aux noeuds qu'on nous apprenais chez les scouts, au lieu de mater les autres garçons dans leurs uniformes... En un éclair je me retrouve sur lui, dans l'incapacité de bouger car il m'emprisonne les poignets d'une main de fer. Je tente de me débattre pour la forme et pendant ce temps il s'occupe de moi. Je laisse ma colère s'apaiser, je lui apprendrais comment être respectueux de ses affaires une autre fois.

Il me pénètre, les vas et viens se font plus vite, nos corps sont vite couverts de sueur et en moi un feu grandit, mais je ne veux pas lui donner cette satisfaction. C'était moi qui était censé le baiser. Je vois que ça le frustre, il veut savoir l'effet qu'il me fait. Un sourire espiègle nait aux coins de mes lèvres. Je le pousse et me met sur lui et le chevauche lentement. Je gère le rythme et le garde lentement pour le rendre fou.

"Et pourquoi tu ne me le dis pas, toi?"

Je l'embrasse avant qu'il n'ait le temps de répondre. Ses baisers me rendent fou et j'accélère le mouvement de mes hanches jusqu'à ce que nous explosions tous les deux en même temps. Je me relève légèrement pour m'allonger à son côté. D'une main je repousse les cheveux qui barraient son visage et l'embrasse chastement. Enfin je lui dis:

"Je t'aime. Même si tu es bordélique comme pas possible et que ca m'énerve."

Puis je me blottis contre lui, mon mal de tête est presque passé, quelques minutes de repos et je serai frais comme un gardon.

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Adam Ruswell
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MessageSujet: Re: Strange Days (Adam Ruswell)   Lun 5 Juin 2017 - 18:09

Quelques jour étaient passés depuis l'altercation entre le connard ex-membre de Marco et Dante. J'avais appelé des connaissances qui me devaient des faveurs, spécialiste dans le...comment dirais-je... dans la traque. 
Après avoir vérifié deux-trois pistes, nous avons enfin pu le localiser. Il s'était caché dans un vieil hôtel crasseux pas loin de Ocean Hill.
Je reniflais d'un air de dégoût. J'allais devoir aller choper ce rat dans un endroit où même un clochard n'irait pas quand bien même on lui filerait un billet de 1000.

Craquant mes doigts entre mes mains, je soupirais en songeant que Dante allait me prendre la tête d'une façon ou d'une autre concernant cette histoire. 
Penser un seul instant qu'il ne saurait rien de tout ça serait être le plus grand des imbéciles...
Il avait beau avoir quitté le monde de la mafia, il n'en restait pas moins un de leurs fils. Et on ne rigole jamais avec la mafia, du moins pas lorsque l'on a un des ses membres comme petit-ami...
Je ne craignais pas les représailles, je craignais simplement qu'il ne me pardonne jamais certains de mes mensonges. 
Ce n'est pas la question d'être honnête avec l'homme que j'aime qui m'embêté. C'est le fait d'accepter que j'ai une personne chère à mes yeux qui, si elle disparaissait me ferait préférer l'enfer à la vie. 
Je n'ai pas honte de ce que je fais et des nombreux ennemis que je me suis créé et à l'heure actuelle, je ne renoncerais pas à qui je suis. 
Cependant, je ne permettrais pas que l'on s'en prenne à ce qui m'appartient. 
Je reculais de mon bureau et allai prendre un clope. Après avoir pris une première bouffée, j'extirpais mon portable de ma poche avant de composer le numéro de Marco. 
Celui-ci répondit à la seconde sonnerie. 

-"J'ai retrouvé le gars, je viendrais te chercher dans un quart d'heure devant chez toi. Si t'es pas la, j'irais seul." lui dis-je avant de raccrocher. Au diable les formalités...

Je pris mon manteau et sortis de chez moi. En passant devant la porte de chez Dante, je l'entendis s'affairer à l'intérieur. Au vue de l'odeur qui émanait de chez lui, il devait cuisiner quelque chose. 
Je ne m'attardais pas trop et pris le chemin du parking. 

....


Comme convenu, Marco était en train de m'attendre au pied de l’hôtel. Il fumait tranquillement une clope comme si le fait d'aller tabasser un mec
ne le dérangeait pas le moins du monde. Il avait peut-être des cotés appréciables finalement. 
Il me fit un geste de la main et je lui répondis d'un hochement de tête pour seule réponse. Il s'était habillé d'un simple t-shirt blanc et d'un jean délavé, rien 
qui ne puisse être regrettable à jeter à la poubelle suite à des activités salissantes. 
Je me baissais sur le siège passager afin de lui ouvrir la porte , tout en me demandant s'il faisait souvent "ça" pour être aussi préparé et à l'aise. 

-"Hey! Merci de m'avoir inviter à la petite fête. Je sens que ça va être marrant!" dit-il en entrant dans la voiture. 

J'haussais un sourcil avant de lui répondre. 
-"Pas de quoi. C'est important pour le maître d'aller dresser ses propres chiens... Je t'accompagne juste pour m'assurer qu'il comprenne bien la leçon cette fois."

Il me regarda d'un œil surprit puis éclata de rire. 

-"Hahaha aucun problème, mon pote. Il ne fait déjà plus partit de mon clan, nous pouvons en faire ce que nous voulons."

Je lui souris machinalement avant de reporter mon attention sur la route. 
Le voyage s'est passé assez calmement, cela s'est résumé à mettre un fond de musique, fumer et échanger quelques mots par-ci par-la. 

40 minutes avant que l'on arrive, j'ai reçu un sms de Dante qui me proposait de dîner chez lui. Je lui ai répondu que j'avais des affaires à régler et que je préférais qu'on se fasse cela le lendemain. 
Une conversation qui n'avait en soit rien de bien particulier... Il n'était pas du genre friand à aller chercher des détails dans ce que je faisais vraiment. 
Déjà parce qu'il m'avait dit à plusieurs reprises qu'il n'était clairement pas pour ma façon de vivre mais qu'il le tolérait un peu plus et deuxièmement, il comprenait très bien le sens de vie privé même au sein d'un couple. 
Peu de gens comprenne ce principe, la plupart des personnes considère qu'au moment où tu es en couple, tu dois forcément tout dire à ta moitié car sinon, cela relèverait d'un manque de confiance envers l'autre. 
Clairement je considère que cela n'a strictement rien à voir et heureusement pour moi Dante est loin d'être aussi guimauve pour croire en ces conneries...

Je sortis de mes pensées lorsque nous arrivâmes près du dit hôtel. Je fis un signe de la tête à Marco avant de sortir de la voiture.
-"On y est" dis-je en claquant ma porte...
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